Shoofly pie ou tarte à la mélasse

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Mélasse, à l’entente du son du suffixe, rien de très ragoûtant. Et pourtant qui eut cru que ce serait l’ingrédient principal d’une délicieuse tarte au doux goût de réglisse ? La mélasse, c’est un résidu issu du raffinage du sucre. Ca a un goût très prononcé, avec beaucoup de caractère, c’est noir profond et visqueux.

La tarte à la mélasse fait partie de ces desserts quasi-inconnus en France et pourtant hyper appréciés aux Etats-Unis. Et c’est aussi le dessert préféré d’Harry Potter.

On raconte qu’elle daterait du 18e siècle. Lorsque des immigrés d’Europe centrale sont arrivés aux Etats-Unis sur des bateaux, ils ont dû emporter avec eux des aliments non-perrissables – farine, cassonade, mélasse, sel, épices… Ayant été quelque peu influencés par la cuisine anglaise et la maîtrise anglaise des pies, ils ont ainsi inventé la tarte à la mélasse.

Et en bouche, ça donne quoi ? Vous voyez ces deux couches en photo ? Ben celle d’en-dessous est fondante avec une texture légèrement « bonbon » et celle du dessus un peu plus « génoise », le tout relevé par le croustillant du streusel saupoudré au-dessus.

Recette trouvée ici: 

http://loveandcustard.com/2015/03/23/shoofly-pie/

Ingrédients:

1 pâte brisée ou sablée

NB: J’ai choisi la pâte brisée – pas sucrée – considérant que la garniture serait suffisamment sucrée. 

Pour la garniture:

  • 110 g de golden syrup
  • 110 g de mélasse
  • 1 oeuf
  • 1 cuillère à café de vanille liquide
  • 19 cl d’eau bouillante
  • 3/4 d’1 cuillère à café de bicarbonate de soude

Pour le streusel:

  • 150 g de farine
  • 110 g de cassonade
  • 30 g de beurre
  • 1 pincée de sel

Etapes:

  1. Préchauffer le four à 170°C.

Etaler la pâte sur le moule.
Mettre du papier sulfurisé par-dessus et y étaler du riz ou des haricots.
Faire cuire pendant 10 min.

2. Retirer le riz et le papier sulfurisé.
Faire cuire à nouveau pendant 20 min.
Laisser refroidir.

3. Frotter la farine, le sucre et le sel avec le beurre coupé en dés jusqu’à l’obtention d’une poudre homogène.
Mettre 60g de côté.

4. Verser l’eau bouillante sur la bicarbonate de soude. Mélanger.
Ajouter le golden syrup, la mélasse, l’oeuf et l’extrait de vanille.
Mélanger au fouet manuel jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène.

5. Ajouter le mélange au mélange de streusel.
Mélanger au fouet manuel jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène.

6.  Verser sur la pâte.
Saupoudrer le dessus de streusel restant.

7. Mettre au four pour 45 min, jusqu’à ce que l’ensemble ne tremblote plus lorsque l’on bouge le plat.

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Cheesecake japonais

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Cheesecake, c’est synonyme pour moi de gros gâteau au fromage bien compact et lourd. En somme, gustativement sans aucun intérêt. Le cheesecake japonais, rien à voir. C’est bien plus léger et aérien, un vrai délice, un nuage en bouche. Bien représentatif de la culture nippone, il est tout en douceur. Aussi bien en goût – très peu sucré, il l’est seulement par le chocolat blanc, aucun rajout de sucre – qu’en texture.

Certains le trouveraient fade, moi je trouve juste que c’est un avant-goût de paradis.

Et en plus de ça, le truc génial, c’est qu’il ne contient que 3 ingrédients. Trop facile.

Ingrédients: 

  • 240 g de chocolat blanc
  • 240 g de cream cheese
  • 6 oeufs

Etapes:

1. Préchauffer le four à 170°C.

2. Faire fondre le chocolat blanc en morceaux au bain-marie (bol sur une casserole d’eau bouillante).

3. Retirer du feu, ajouter le cream cheese.

Mélanger au fouet manuel.

4. Ajouter les jaunes d’oeuf.

Mélanger au fouet manuel.

5. Monter les blancs d’oeuf en neige ferme.

6. Ajouter 1/3 des blancs d’oeuf au mélange précédent.

Amalgamer délicatement à l’aide d’une maryse.

Puis un autre 1/3 et enfin le dernier.

7. Tamiser un moule de 15 cm de diamètre avec du papier sulfurisé huilé.

8. Faire cuire pendant 15 min à 170°C au bain-marie (eau bouillante dans le lèche-frites à hauteur de 1/3 du moule).

9. Baisser le feu à 160°C et faire cuire pendant 15 min encore.

10. Eteindre le feu et terminer la cuisson pendant 15 min avec la chaleur résiduelle.

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La maison de la culture arménienne

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Que vous connaissiez Paris dans ses moindres ruelles ou pas, si vous ne connaissez pas le tuyau, vous ne croiserez jamais cette cantine par hasard lors d’une balade.

Resto le mieux caché de Paris, il vous faut appuyer sur le bouton de l’interphone pour ouvrir la porte verte, traverser une cour puis monter des escaliers avant d’arriver dans ce resto-cantine-maison et d’être accueilli par la conviviale gérante.

Une fois arrivé, vous aurez le sentiment d’être parmi une famille, chez eux, dans leur salle à manger. C’est chaleureux, simple, modeste. Ca vous suffit pleinement. Une déco sans grande arrogance, des tableaux éparpillés un peu partout.

Outre la famille devant la télé, quelques connaisseurs attablés par-ci par-là. Pas un fourmillement de monde, c’est bien, vous vous entendrez ainsi parler.

Pas de carte. La maman gérante vient vous lister les plats du jour. Pas plus de 3 plats. Pour cause, on est à la maison, ici, on est pas dans une usine expéditive. Vous prenez des raviolis au boeuf à tremper dans de la crème fraîche.

Une fois les plats apportés, la maman ne cesse de venir vous voir, vous, qu’elle appelle « ses enfants », pour s’assurer que tout se passe bien. A vous qui avez un appétit d’oiseau et qui avez du mal à terminer ses plats généreux, elle vous ordonne de finir votre assiette pour être en pleine forme.

Finalement, l’addition ne dépasse pas 12€. Vous y retournerez.

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LA MAISON DE LA CULTURE ARMENIENNE
17 rue Bleue
75 009 Paris

Métro: Cadet (Ligne 7) / Poissonnière (Ligne 7)

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Lundi-Samedi: 12h-15h / 19h-21h

Gâteau invisible aux pommes

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Dans la lignée du gâteau magique, le gâteau invisible fait partie de ces stars de la blogosphère culinaire. Invisible parce qu’il cache bien ses composants, il contient à lui seul 6 grosses pommes dont on parvient à peine à deviner leur présence à première vue.

Gâteau tout doux, léger et facile à manger car il contient très peu de pâte, il est en plus ultra-simple à faire.

Comme des strates de pommes, c’est plus que fondant en bouche. Un pur délice.

Recette trouvée sur le blog Emilie ramène sa fraise:
http://emilieramenesafraise.fr/gateau-invisible-pommes-poires/

Ingrédients:

  • 6 grosses pommes
  • 2 oeufs
  • 10 cl de lait
  • 70 g de farine
  • 40 g de sucre
  • 1 paquet de sucre vanillé
  • 20 g de beurre fondu
  • 1 sachet de levure chimique
  • 1 cc d’arôme liquide de vanille
  • 1 pincée de sel

Etapes:

  1. Préchauffer le four à 200°C.
  2. Faire fondre le beurre.
  3. Mélanger farine, levure chimique et sel.
  4. Battre les oeufs avec les sucres au batteur électrique pour obtenir un mélange mousseux.
  5. Ajouter beurre, lait et arôme vanille tout en battant.
  6. Tamiser le mélange de farine au-dessus tout en battant.
  7. Peler les pommes et couper en tranches très fines à l’aide d’une mandoline. Jeter au fur et à mesure dans la pâte et mélanger.
  8. Beurrer un moule en pyrex ou silicone de 20×20.
  9. Verser le mélange. Lisser.
  10. Enfourner pour 35-40 min.

N.B.: Choisir des pommes bien fermes type pommes fuji, pour que ce soit bien croquant en bouche.

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Clasico Argentino

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Camaïeu de bleus, de la devanture au plafond kraft fleuri, petits tabourets en vieux bois, la déco est simple mais charmante.
Dans l’assiette – ou plutôt sur la planche -, des empanadas, chaussons fourrés latino-américains, dont on reconnaît ici la garniture au feston – le pli du bord -. Ce sera fromage-oignon, maïs-ciboulette et thon pour moi.

Clasico Argentino, meilleur argentin de Paris ? Peut-être pas. Il existe sûrement des petits boui-boui plus modestes et moins mode mais tout aussi bons. Connaissant mal la cuisine latino-américaine, je n’ai que peu de critères de comparaison pour juger ce Clasico. Mais ce que je peux dire, c’est qu’on en ressort certes pas bouleversé, mais satisfait.

Le restaurant a joué le jeu, les empanadas sont faits maison et bons. On peut leur reprocher le prix très élevé, en particulier pour les menus du soir à 26€, mais la formule du midi est tout de même raisonnable.
12€50 les 3 empanadas au choix, une salade de roquette et un dessert au choix. Certains leur reprocheront aussi la petite taille des empanadas, pour ma part, le menu à 12€50 m’a suffi comme il faut.

Ne pas hésiter à prendre une boisson mate – infusion traditionnelle très consommée en Amérique latine – et leurs helados (glaces).
Les serveurs sont très gentils et souriants. En somme, un très bon moment passé au Clasico Argentino.

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CLASICO ARGENTINO

46 rue Madame
75 006 Paris

Métro: Rennes / Notre-Dame-des-Champs / Saint-Sulpice

(plusieurs autres adresses dans Paris, voir sur leur site)
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Lundi – Vendredi: 12h – 16h / 18h – 23h
Samedi – Dimanche: 12h – 23h